Jean-Luc Menet par lui-même
(Biographie subjective et approximative)
Les chats ont plusieurs vies.
La vie de chat tôt
La vie du chat contient une époque, concentre une parcelle de notre vie, elle est une sorte de mesure du temps et une mémoire, elle contient une expérience commune, un morceau de notre histoire, une parcelle de notre temps perdu.
Karine Miermont
Trente ans à écrire tout et n’importe quoi, trente ans à me dire que c’est ma passion, trente ans à rêver de ne faire que ça dans ma vie. Trente ans à me dire que ça ne sert à rien, que tout a déjà été dit, que de toute façon, il y a des milliers, des millions de personnes qui écrivent mieux que moi. Et pourtant, trente ans à écrire dans l’ombre. Pas d’ordinateur à l’époque. Jusque une machine à écrire bas-de-gamme et un stylo BIC.
1962 : Titre d’un polar de Bernard Besson / Naissance.
1963-1964 : Premiers gribouillages, premiers barbouillages.
1967 : Lecture publique d’une récitation devant la classe de maternelle, Section Grands.
1968 : Sortie de « un éléphant, ça trompe », de Frédéric Dard / Écriture de mon premier poème : le pêcheur (ma maman est contente).
1969-1972 : Lecture de BDs en tous genre, à commencer par Sylvain et Sylvette, Tintin et Milou… Essais à la peinture puis à la BD (Les aventures de Zouzou) et découverte de mon daltonisme.
1972-1980 : Lecture diverses, y compris romans policiers et de science fiction. Nouveaux essais à la BD ; je suis toujours aussi daltonien et finalement assez peu doué pour le dessin. Composition de nombreux poèmes. Écriture d’un premier roman de SF : planète interdite, qu’il est interdit de lire. Écriture et mise en scène d’un court métrage tourné en super8 : l’échec de Tarzan (mon papa est content).
1980-1985 : Lauréat de plusieurs prix littéraires dans des concours de quatrième troisième zone, essentiellement en poésie classique et néo-classique.
1990 : Lauréat du grand Prix de la Société des Poètes et Artistes de France (SPAF). Sortie de Contre la Montre, Ed. Horizons 21, prix de vente 25 FF, nombre de ventes… hum.
1991 : Projet de publication d’un nouveau recueil de poésie primé (Des fourmis dans les jambes), mais l’éditeur dépose le bilan juste avant la parution.
Quand la science infuse…
Mieux vaut nourrir son chat que de nourrir le rat.
(Proverbe Français)
Je l’avoue, durant toutes les années qui ont suivi, je me suis plongé dans un univers scientifique. J’ai donc surtout produit des mémoires, des cours, des articles scientifiques… et un livre. Je n’ai jamais vraiment arrêté d’écrire, et mes tiroirs sont plein de nouvelles, de poèmes (dont certains en rouchi), de romans avortés, d’ébauches en tous genres, et d’idées de toutes sortes. J’ai honte de le dire, mais avec les papiers que j’ai griffonnés, je pourrais me chauffer jusqu’à la fin de mes jours.
1991 : Thèse en génie mécanique : Étude de la couche limite tridimensionnelle et du sillage tourbillonnaire autour d’un cône à forte incidence par tribométrie électrochimique et anémométrie Laser.
1992- : Maître de Conférences à l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, aujourd’hui Université Polytechnique Hauts de France. Publication d’articles scientifiques, essentiellement dans le domaine de l’environnement. Participation à des ouvrages scientifiques.
2012 et 2016 : Co-écriture de deux ressources numériques virtuelles dédiées à l’environnement : ACVBAT et ECOPEM.
2014 : Co-écriture d’un ouvrage scientifique sur l’empreinte environnementale : L’éco-conception dans le bâtiment : en 37 fiches-outils, Jean-Luc Menet, Ion Cosmin Gruescu, Ed. Dunod.
Polar… de vivre (et autres histoires)
Les chats, les femmes et les grands criminels ont ceci de commun, ils représentent un idéal inaccessible et une capacité à s’aimer soi même qui nous les rend attirants.
Sigmund Freud
D’ébauches de romans « traditionnels » en brouillons de polars, de versions alpha de textes SF en histoires introspectives, ma plume a vainement gratté une terre sèche et aride… jusqu’à ce que je comprenne que le syndrome de l’imposteur n’existe pas, qu’il y a juste la crainte d’avancer, de ne pas être à la hauteur. Et pourtant, cette question-là non plus ne se pose pas. Car il n’est pas question d’être le meilleur, de devenir une référence, une boussole, mais de trouver un angle, de séduire deux ou trois lecteurs (voire un peu plus). Bref, d’être lu. On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est vrai. Et alors ? N’ai-je pas quelque chose à dire et n’y a-t-il pas, ici et là, des gens qui pourraient s’y intéresser ?
Alors, je m’y suis mis sérieusement, et j’ai enfin terminé ce que j’écrivais. Pour mon premier roman, j’ai choisi le polar. Pourquoi ? D’abord parce que j’aime bien. Ensuite, parce qu’il y a des codes et que ces codes, je les connaissais un peu. Enfin, sans doute ai-je ça en moi, tout simplement.
Je me suis donc lancé dans l’écriture d’un roman policier qui devait sortir en 2020… sauf que personne ne m’avait prévenu que cette année-là surviendrait la covid. Une occasion idéale de planter une épée dans l’eau. Et une occasion ratée de mettre du beurre dans les épis noirs. Mais comme ce n’était pas le but, ce n’était pas grave. Je me suis acharné, j’ai continué, écrivant chaque jour ou presque, traçant un minuscule sillon dans une terre pourtant mille fois labourée. Sauf que c’était mon sillon. Et quand un éditeur fermait boutique ou arrêtait sa collection, eh bien je publiais moi-même. C’est ainsi que sont nées les éditions du Chat qui danse, une manière comme une autre de maîtriser mon destin.
2020 : Un (faux) départ qui me permets quand même de sortir mon premier roman policier.
Suicidés aux éditions du Vénasque.
2021 : Je bascule partiellement dans l’autoédition et sors un premier thriller psychologique.
Suicidés, Évidence Éditions (réédition).
Quatorzaine, Évidence Éditions.
Enquête interne, Le chat qui danse (autoédition).
2022 : Un coup de blues et l’envie de tout arrêter… avant ce projet d’un recueil de nouvelles liées par un même personnage.
Partout la mort, Le chat qui danse (autoédition).
2023 : Réédition de mes deux premiers opus en autoédition, publication d’un album jeunesse et d’un polar rural à la frontière du polar et du roman picaresque.
Suicidés, réédition Le chat qui danse (autoédition).
Quatorzaine, réédition Le chat qui danse (autoédition).
Fables félines, la sagesse des chats, Le chat qui danse (autoédition).
2024 : Un recueil de micronouvelles décalées et un polar rural à la frontière du polar et du roman picaresque.
Nanonouvelles, incursions en Absurdie, Le chat qui danse (autoédition).
Complètement retournés, M+ Editions.
2025 : Un thriller psychologique à la frontière du polar et du roman introspectif et deux romans junior à suspense.
De corps en corps, Le chat qui danse (autoédition).
Le médaillon de Faustus, Plume de chat.
Les treize coups de l’horloge, Le chat qui danse (autoédition).
2026 : Une deuxième vie pour Gôt’ché et sa fine équipe, et… (mais chaque chose en son temps).
Complètement frappés, Plume de chat (à paraître, réédition).